Conseil des Sages : pourquoi nous n’avons pas voté en sa faveur

Lors du conseil municipal d’installation, la majorité a proposé la création d’un Conseil des Sages à Espalion.
Sur le principe, nous étions favorables à cette idée.
Mais en découvrant le fonctionnement prévu, nous avons constaté que ce dispositif ne répondait pas aux exigences minimales de transparence et de participation démocratique.

Une bonne idée… en apparence

À la lecture de l’ordre du jour, nous avons d’abord pensé qu’il s’agissait d’une avancée positive.

Le maire avait-il finalement été convaincu de la nécessité de consulter davantage les Espalionnais sur les décisions concernant leur vie quotidienne ?

Nous avons donc étudié avec attention le règlement intérieur de ce futur Conseil des Sages.

Et rapidement, plusieurs problèmes sont apparus.

Une composition entièrement contrôlée par la majorité

Le Conseil des Sages sera composé de 12 personnes de plus de 62 ans.

Mais surtout :

  • le ou la président(e) est nommé(e) par le maire ;
  • les autres membres sont cooptés par le maire et cette présidence ;
  • aucun appel public à candidatures n’est prévu ;
  • aucun critère de sélection n’est défini.

En clair : les membres sont choisis sans procédure transparente, uniquement sur décision de la majorité municipale.

Cela pose une question simple :
comment garantir l’indépendance d’une instance entièrement désignée par le maire ?

Un conseil sans véritable lien avec la population

Les missions prévues pour ce conseil portent sur :

  • l’environnement
  • la vie économique
  • l’évolution du tissu urbain

Très bien.

Mais aucun dispositif n’est prévu pour permettre au Conseil des Sages de consulter les habitants, recueillir leurs attentes ou faire remonter leurs préoccupations.

Un organe consultatif qui ne consulte personne perd une grande partie de son sens.

Une transparence limitée par le règlement intérieur

Le règlement impose la confidentialité des débats internes.

Interrogé en conseil municipal, le maire a expliqué que cela fonctionnait “comme les commissions municipales”.

Pourtant, si la confidentialité peut se justifier dans certains cas particuliers
(marchés publics, contentieux, données personnelles…),
elle ne devrait pas devenir la règle pour une instance censée nourrir le débat public.

La participation citoyenne suppose de la transparence.
Un conseil consultatif doit pouvoir informer les habitants de ses réflexions et travaux.

Une mise en place qui confirme nos inquiétudes

Depuis la nomination de la présidente du Conseil des Sages, Madame Christine Vernerey :

  • aucun appel public à candidatures n’a été diffusé ;
  • les membres sont sollicités directement ;
  • les critères de choix restent inconnus.

Là encore, le pluralisme et la transparence ne semblent pas au rendez-vous.

Ce que nous proposons : un Conseil de Vie Commune

Nous pensons qu’une véritable démocratie participative doit aller plus loin.

Pourquoi limiter cette instance aux seuls plus de 62 ans ?

Les besoins et attentes d’une commune concernent aussi :

  • les jeunes
  • les familles
  • les actifs
  • les associations
  • les habitants des hameaux
  • les commerçants et professionnels

🟦 Notre proposition

Nous proposons la création d’un Conseil de Vie Commune, composé de citoyens représentatifs de la diversité de la commune.

Ce conseil serait consulté en amont des décisions importantes, par exemple sur :

  • les projets d’aménagement urbain
  • la circulation et le stationnement
  • les investissements structurants
  • les projets liés aux écoles
  • la vie associative et culturelle
  • l’organisation des services municipaux

Il disposerait de moyens concrets pour consulter la population et se réunir régulièrement.


Notre position est simple :
Nous sommes favorables à la participation citoyenne.
Mais elle doit être pluraliste, transparente et réellement indépendante.

Le maire sera-t-il prêt à entendre cette proposition ?

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